«Ta gueule, le jeune!»

De nos jours, on entend fréquemment que les jeunes Québécois devraient plus s'impliquer pour l'avenir de leur société, notamment dans le monde politique. Je ne pourrais pas être plus en accord avec ce souhait : étant moi-même jeune et impliqué dans une formation politique, je peux constater sur une base journalière toute la différence que peuvent faire des jeunes qui décident de prendre part aux débats de société. Je ne doute pas un instant que c'est un combat qui en vaut la peine, car les bâtisseurs du Québec de demain ne bâtiront pas grand-chose avec uniquement du cynisme et de l'indifférence.

Ceci étant dit, il existe toutefois un double discours dans la population, sur Internet, alouette, qui m'exaspère au plus haut point. Apparemment, les jeunes n'en font pas assez pour influencer leur collectivité, mais lorsqu'ils font le choix de l'engagement, certains vont trouver moyen de se servir de leur âge contre eux. Comprenez-vous à quel point c'est loufoque que de se plaindre que les jeunes ne font rien, puis de les rabaisser à cause de leur date de naissance lorsqu'ils se décident à s'engager? Selon cette logique, il faudrait commencer à s'impliquer tôt dans l'adolescence, mais se la fermer continuellement jusqu'à quarante ans, lorsque « l'expérience » serait suffisamment acquise?

Pas plus tard que cette semaine, je signais un texte intitulé N'en déplaise à ses opposants, le PQ est toujours vivant, expliquant mon point de vue sur les prédictions de mort que reçoit le Parti Québécois depuis sa naissance et pourquoi ce n'est que du vent. Le soir même, j'ai ouvert mon Facebook pour constater qu'un de mes amis était en plein débat avec quelqu'un qui avait pour seul argument afin de discréditer mes positions : « Il est élève au secondaire. » Dire qu'il y avait là une carence d'argumentaire relève de l'euphémisme.

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