Carlos Leitao dit qu'il ne se prend pas pour le «père Noël»

QUÉBEC – Le ministre des Finances, Carlos Leitao, s'est défendu de distribuer des cadeaux de Noël aux contribuables à quelques mois de la prochaine élection.

« Même si j'ai une petite barbiche blanche, non, je ne me prends pas pour le père Noël, a-t-il lancé, lors de la conférence de presse. Ce qui serait farfelu, ce serait de promettre des choses, des réductions d'impôt ou des dépenses additionnelles sans en avoir les moyens. »

Le ministre a annoncé mardi, dans sa mise à jour économique, qu'il distribuait 1,2 milliard de dollars en baisses d'impôts aux particuliers. À cela s'ajoutent des « réinvestissements » en santé et en éducation, deux domaines où les intervenants du milieu se plaignent d'avoir reçu du charbon dans leurs trois derniers bas de Noël.

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« En ce qui concerne notre rigueur budgétaire, il fallait faire ça, a poursuivi M. Leitao. Il fallait ralentir le rythme de croissance des dépenses, pas couper, mais ralentir. C'est ce que nous avons fait. Et c'est essentiellement la bonne tenue de l'économie en 2016 et en 2017 qui nous a permis de dégager, de consolider ces marges de manœuvre-là. »

Trop peu, trop tard, ont clamé en chœur les partis d'opposition qui n'y voient que la reprise d'un vieux film.

« Les libéraux sont arrivés au pouvoir, ont été pris de panique, ont décidé de couper de manière frénétique et aujourd'hui ils se rendent compte qu'ils sont allés trop vite, qu'ils sont allés trop loin, a imagé Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire. Et je peux vous le dire tout de suite, là, si les libéraux sont réélus en 2018, là, ils vont faire exactement la même chose. »

« Mon indice de cynisme aujourd'hui est à 100 %, a balancé François Bonnardel de la Coalition avenir Québec. Je pense que les Québécois, je l'ai mentionné, ne sont pas dupes, ils n'ont pas une poignée dans le dos, ils voient très bien aujourd'hui que les libéraux jouent à peu près leur dernière carte avant le budget de mars prochain. »

« On a assisté aujourd'hui au déclenchement de la campagne électorale libérale, campagne qui n'est pas financée par les fonds du Parti libéral, mais plutôt par l'argent des Québécois, [...] par la souffrance de nos parents, de nos enfants, de nos malades », s'est désespéré Nicolas Marceau du Parti québécois.

Le ministre Leitao rejette les critiques du revers de la main et maintient que les bonnes résolutions ne peuvent pas se prendre le 1er janvier 2018. « L'approche de nos collègues de l'opposition, c'est : "Réduis aujourd'hui puis tu verras demain comment tu vas payer." Nous, on ne joue pas à ce jeu-là. »


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